L'essentiel
- Un standard IP (IPBX) remplace l'ancien autocommutateur et gère les postes, les files d'attente et le serveur vocal.
- Vos numéros actuels peuvent être conservés grâce à un trunk SIP ou à des passerelles pour les lignes analogiques.
- Le réseau doit être prêt : switchs PoE, VLAN voix et priorité QoS garantissent la qualité d'appel.
- La migration se fait sans coupure : l'ancien et le nouveau standard cohabitent pendant le basculement.
Comment fonctionne la téléphonie IP ?
Chaque poste téléphonique devient un équipement réseau, branché sur une prise réseau comme un ordinateur. Quand un collaborateur décroche, son poste dialogue avec l'IPBX, le serveur qui joue le rôle de standard. L'IPBX sait qui appelle, vers quel poste router l'appel, quand jouer un message d'accueil et vers quel mobile renvoyer si personne ne répond.
Pour joindre l'extérieur, l'IPBX se raccorde à l'opérateur par un trunk SIP, une liaison téléphonique qui passe par internet, ou par des passerelles qui convertissent les lignes analogiques existantes. Les appels internes restent sur votre réseau : ils sont gratuits, y compris entre plusieurs sites reliés par VPN.
Ce que la téléphonie IP change au quotidien
- Un serveur vocal oriente chaque appel vers le bon service, avec des messages adaptés aux horaires et aux jours fériés.
- Les files d'attente et le débordement vers un mobile évitent les appels perdus.
- Un collaborateur garde le même numéro au bureau, sur son smartphone ou en télétravail.
- Ajouter un poste prend quelques minutes, sans intervention de l'opérateur.
- Les statistiques montrent les appels reçus, manqués et le temps d'attente par service.
Quel matériel prévoir ?
- Un IPBX : un boîtier dédié (Grandstream UCM, Yeastar) ou un logiciel (3CX, Asterisk / FreePBX) installé sur un serveur ou hébergé.
- Des postes IP (Yealink, Fanvil, Grandstream), des postes DECT sans fil pour les personnes qui se déplacent dans les locaux, et des casques pour l'accueil.
- Des softphones : une application sur PC ou smartphone qui transforme l'appareil en poste.
- Des switchs PoE, qui alimentent les postes par le câble réseau et évitent un adaptateur secteur par poste.
Le dimensionnement dépend surtout de deux chiffres : le nombre de postes et le nombre d'appels simultanés aux heures de pointe.
Votre réseau est-il prêt ?
La qualité d'un appel IP dépend du réseau. La voix supporte mal les coupures et les retards : sur un réseau saturé par des téléchargements, les voix deviennent hachées. Trois réglages règlent la plupart des problèmes : un VLAN dédié à la voix, une priorité QoS donnée aux paquets voix, et des switchs PoE de qualité professionnelle.
Une connexion internet stable protège les appels vers l'extérieur ; une liaison de secours (4G / 5G ou seconde ligne) les maintient en cas de coupure. Ces points se vérifient en une visite : c'est l'un des objets de notre audit gratuit.
Comment migrer sans couper le téléphone ?
- Inventaire : numéros, lignes, postes, renvois et horaires actuels.
- Préparation du réseau : VLAN voix, QoS et PoE.
- Installation de l'IPBX et configuration de l'accueil, des groupes et des files d'attente.
- Basculement progressif, numéro par numéro ou service par service, pendant que l'ancien standard reste actif.
- Formation des utilisateurs et remise de la documentation.
Combien coûte un standard IP ?
Le coût dépend du nombre de postes, du type de postes choisis, de l'IPBX et de l'état du réseau existant. Pour obtenir un chiffre précis, envoyez-nous votre nombre de postes et dites-nous si vous partez d'un standard existant : nous vous répondons avec un devis détaillé.
