L'essentiel
- Un informaticien interne connaît l'entreprise, mais il est seul face à des domaines très différents.
- L'infogérance apporte une équipe complète et une supervision continue, pour un forfait mensuel connu.
- Le modèle mixte est souvent le plus solide : l'informaticien garde la main, le prestataire assure la supervision, le support avancé et la continuité.
- Dans tous les cas, l'installation doit être documentée pour ne dépendre de personne.
Ce qu'apporte un informaticien interne
Il est sur place, connaît les utilisateurs, les logiciels métier et les habitudes, et règle les petits problèmes immédiatement. Sa limite tient au périmètre : réseau, serveurs, sécurité, sauvegarde, téléphonie et support des utilisateurs demandent des compétences très différentes. Une seule personne ne peut pas tout couvrir, ni être disponible pendant ses congés.
Ce qu'apporte l'infogérance
Un prestataire d'infogérance supervise les équipements en continu, applique les mises à jour, contrôle les sauvegardes et répond aux utilisateurs par un helpdesk. Il dispose d'une équipe avec des spécialistes réseau, système et sécurité. Le coût est un forfait mensuel connu à l'avance, au lieu de dépannages facturés dans l'urgence.
Sa limite : il est moins présent physiquement. D'où l'importance d'engagements écrits sur les délais, par exemple une prise en charge sous 2 heures et une intervention sur site sous 24 heures en cas de blocage.
Les deux modèles comparés
| Critère | Informaticien interne | Infogérance |
|---|---|---|
| Présence | Permanente sur site | À distance et sur intervention |
| Compétences | Celles d'une personne | Une équipe : réseau, système, sécurité |
| Disponibilité | Horaires et congés de la personne | Supervision continue, engagements écrits |
| Coût | Salaire, charges, formation | Forfait mensuel connu à l'avance |
| Continuité | Dépend de la personne | Documentation et équipe de relève |
Le modèle mixte
Beaucoup d'entreprises gardent leur informaticien et lui adjoignent un prestataire. L'informaticien reste l'interlocuteur des utilisateurs ; le prestataire prend en charge la supervision 24/7, les sujets pointus comme la sécurité, la virtualisation ou la sauvegarde, et le relaie pendant ses absences. L'informaticien n'est pas mis de côté : il gagne une équipe en renfort.
Les bonnes questions à se poser
- Combien coûte une journée d'arrêt de notre activité ?
- Qui surveille aujourd'hui les sauvegardes, les mises à jour et les alertes ?
- Que se passe-t-il si notre informaticien est absent, ou s'il part ?
- Notre installation est-elle documentée : schémas, mots de passe, contrats ?
